comprend à peu près tout le territoire de la Belgique moderne, à l'exception de la Principauté de Liège, mais en incluant le Nord de la France pas encore conquis mais convoité par la monarchie française. Le pays finit par passer dans l'apanage des Habsbourg d'Autriche, sans que cela change fondamentalement les rapports avec le pouvoir impérial. La découverte, à Bruxelles, d'anciennes chartes insuffla une vigueur nouvelle aux revendications, ce qui fit dire à un ministre autrichien : « Ce pays perdra ses privilèges ou ces privilèges le perdront. »
En plus des luttes contre l'autorité des souverains étrangers qui affirmaient, de longue date, avoir des droits sur le pays hérités de l'époque féodale, il fallait compter avec les souverains français, et notamment Louis XIV qui affirmait des prétentions totalement infondées[non neutre] sur la possession des Pays-Bas (ancien territoire des Francs Saliens). Le pays fut donc le théâtre de beaucoup de batailles des guerres franco-espagnoles et franco-autrichiennes auxquelles étaient mêlées les populations comme victimes ou acteurs, de nombreux généraux étant issus de la noblesse locale, tels Bernard de Fontane ou Tilly (qui gagna, en Europe centrale, la bataille de la Montagne Blanche). Venant après les malheurs du xviie siècle, ceux du xviiie siècle valurent au pays de porter le surnom de « champ de bataille de l'Europe » (une réputation qui sera renforcée par les deux guerres mondiales).
Les révolutions brabançonne et liégeoise de 1789 et l'annexion française[modifier | modifier le code]
La Révolution liégeoise débute en 1789 en l'absence du prince-évêque, les mouvements révolutionnaires éclatent alors presque simultanément à Paris et à Liège. En 1789-1790, éclate une nouvelle révolution, cette fois contre les abus de l'absolutisme autrichien, c'est la Révolution brabançonne. L'armée autrichienne est battue à Turnhout et les révolutionnaires proclament les États-Belgiques-Unis. Les chefs de Bruxelles et de Liège tentent de s'entendre, mais aucune des deux révolutions ne peut se maintenir longtemps du fait des luttes intestines à Bruxelles entre statistes (les conservateurs) et vonckistes (les libéraux) et par le retour du prince-évêque à Liège appuyé par la Prusse. Les Autrichiens reviennent en force et se réinstallent, mais pas pour longtemps. Ils vont être bientôt chassés par les forces armées françaises28.
Senin, 25 November 2013
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